Autour de Maïr

Sorti  au cinéma Saint-André des Arts à Paris, 2016.

A tenu l’affiche pendant 5 semaines.





Revue de Presse



France-Culture, entrevue, Un autre jour est possible


TV5 Monde -Terriennes. Critique du film et rencontre avec Hejer Charf.

Sylvie Braibant


Radio Monte Carlo , grand entretien avec Alia Kdeih.

France 24 arabe , entretien.

Revue Quartier Latin Paris , Maïr Verthuy, la passeuse de l’ombre

Magazine Reporter , Un hymne au féminisme

El Watan

«Assia Djebar était trop intelligente pour les hommes» Maïr Verthuy


ActuaLiatté

: «L'écriture francophone au féminin : Autour de Maïr, film de Hejer Charf».


Radio-Canada International (RCI) : Entrevue de Hejer Charf avec Maryse Jobin RCI «Francophonie: d’un océan à l’autre» :

"Maïr Verthuy et son rôle dans la reconnaissance de l’écriture au féminin". En produisant et en réalisant le documentaire « Autour de Maïr » Hejer Charf veut faire connaître le rôle essentiel que Maïr Verthuy a joué pour faire connaître et donner un poids à la littérature au féminin et au féminisme au Québec.


Radio Centre-Ville

Hejer Charf parle de son documentaire Autour de Maïr avec Pierre Pageau et Guy Ménard à l'émission Derrière l'image (Radio-Centre-Ville)


Web Université Concordia:

Article par Tom Peacock (English)

http://www.concordia.ca/news/news/stories/cunews/main/stories/2015/09/01/mair-verthuy-film-premiere.html

‘’Maïr Verthuy : a pioneering academic who let women speak for themselves. This week, a new documentary about the Simone de Beauvoir Institute's first principal premieres at Festival des Films du Monde.’’


Article dans Tunivision


Rencontre avec Hejer Charf après la projection du film Autour de Maïr à l’Alliance française de Toronto







 
 




SYNOPSIS


Cofondatrice et première directrice de l’Institut Simone de Beauvoir (Université Concordia, Montréal 1978-1983), Maïr Verthuy a ouvert la voie pour que les écrits des femmes soient enseignés à l’université, publiés, lus, traduits.

Pendant longtemps, la littérature des femmes a été confinée au privé, au ménager, aux correspondances. L’on prétendait qu’elles ne savaient écrire que des lettres et tenir des journaux intimes.

Accompagné des chansons d'Anne Sylvestre, le documentaire AUTOUR DE MAÏR rassemblent des féministes, des poètes, des professeures, des écrivaines québécoises, françaises, disent le long et ardu chemin de l'écriture au féminin vers la reconnaissance.

Interviennent dans le documentaire, entre autres : Madeleine Gagnon, Jeanne Hyvrard, Martine Delvaux qui évoque la mémoire de Nelly Arcan, Wassyla Tamzali, Liliane Kandel, la regrettée Hélène Monette, Gloria Escomel, Benoîte Groult, Arpi Hamalian, Lucie Lequin, Françoise Naudillon, Saliha Béroual, Celita Lamar, Jeanne Maranda et Howard Scott traducteur de littérature féministe.


« J’accédais à la littérature en parfaite sauvage.» Jeanne Hyvrard



Générique


Documentaire : 91 minutes, Canada, 2015


Produit et réalisé

par Hejer Charf


Assistante sur le film 

Nadine Ltaif


Musique

Anne Sylvestre


Image

Francis Nadeau Lussier


Son

Patric Favreau  


Montage 

Hejer Charf


Montage son

Patric Favreau 


Équipe ONF


Techniciens au montage numérique

Pierre Dupont

Isabelle Painchaud

Patrick Trahan


Synchronisation

Pierre St-Germain (Bidou)


Montage en ligne 

Denis Gathelier

Denis Pilon


Titres

Mélanie Bouchard

Cynthia Ouellet


Mixage

Serge Boivin


Technicien son

Bernard Belley


Coordonnatrice (ACIC)

Marie-Christine Guité


Productrice (ACIC)

Johanne Bergeron


Participants par ordre d’apparition


Maïr Verthuy

Madeleine Gagnon

Hélène Monette

Arpi Hamalian

Howard Scott

Lucie Lequin

Alex McKenzie

Colin McKenzie

Kayla McKenzie

Véronique Verthuy

Joanna Verthuy

Saliha Béroual

Françoise Naudillon

Yéline Laban-Roboam

Léa Roboam

Jeanne Maranda

Gloria Escomel

Celita Lamar

Liliane Kandel

Benoîte Groult

Jeanne Hyvrard

Wassyla Tamzali

Martine Delvaux

Hélène Parmelin


Produit par Nadja Productions inc. avec l’aide de l’ACIC de l’ONF




Investisseurs sur le film: Ems Holdings et Wee-Tote Enterprises (Vancouver)



Photos-Tournage-Maïr



AU REGARD DES SPECTATEURS


Merci d’avoir amené le féminisme dans l’espace de la création.

Spectatrice


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Ce film est comme une farandole, il danse dans les traces  d'une femme merveilleuse , Maïr Verthuy , une vraie pionnière qui nous est arrivée du pays de Galles. Elle a créé l'institut Simone de Beauvoir pour nous faire découvrir la parole des femmes , les écrivaines du Québec ,  artistes et  poétesses . Sa démarche nous renvoie , comme dans un miroir,  une image riche de nous mêmes . J'ai eu l'impression qu'elle a adopté  le Québec, comme on adopte un enfant, parce qu'on l'aime et lui veut du bien, pour qu'il grandisse et qu'on grandisse avec lui et qu'il fasse sa vie, fidele à ce qu'il est. Un beau film. Avec un goût de liberté.  – Aline Gobeil, journaliste



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Le documentaire est peut-être au cinéma ce que l'essai est à la littérature, je l'ignore, mais il se trouve que j'ai une indéniable attirance pour ces deux formes d'expression et de création. C'est peu dire que j'ai aimé ton film Autour de Maïr. Il m'a touchée en profondeur sur plusieurs plans — et « par » plusieurs plans. Le ton confidentiel que tu as surtout privilégié, me semble-t-il (entrevues intimes, intérieurs d'appartement, rencontres autour d'un repas, etc.), nous conviait à une sorte de pèlerinage intérieur sur le chemin de nos études, de nos lectures, de nos amitiés, de nos apprentissages…

Entre mille et une choses, ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est le fait que la complexité de Maïr soit toujours présente, évoquée de manière subtile, par petites touches (la complexité d'un être se manifeste parfois par de l'ambivalence, d'apparentes contradictions, des doutes…) et, par la complexité de Maïr, celle des femmes qui l'entourent.

Je n'ai pas senti que tu cherchais à forcer le trait ou à lisser la surface pour éviter toute aspérité. Cela fait partie à mes yeux d’une des grandes forces de ton documentaire tel que moi, je l’ai vu: cette ouverture, cette pluralité et la coexistence des points du vue, lesquelles n’empêchent aucunement la solidarité, l’amitié, voire la sororité. Le féminisme est un humanisme, aurais-je envie de dire.

La saisie des images était parlante (ou… « parleuse »). Parfois décadrées, tremblées, brouillées, figées, noires, silencieuses, déstabilisantes, les images ainsi montées (ou démontées…) ajoutaient à ton propos. Ta sœur Caméra avait droit de parole — ce qui est la moindre des choses pour une cinéaste, me diras-tu. 

  1. -Sylvie Gendron, écrivaine


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J'ai été très heureuse de ce Samedi qui nous a réunis. C'était très vivant, intéressant et tout à fait amical. Bravo pour ce beau film! Vous l'avez défini comme du cinéma expérimental mais je trouve au contraire qu'il n'y a aucune difficulté de compréhension et que tout y est très clair. J'ai revu avec émotion et contentement tout ce moment historique qui a été si important pour nous toutes qui y avons participé et que je pourrai - au vu de votre film - nommer "Naissance d'une nation" en français hexagonal ou "L'émergence d'une île" en canadien!

Ce samedi, j'ai acquis la conviction que nous n'avons pas eu de prédécesseures dans la création d'une pareille constellation autour de l'université Concordia, mais que nous n'avons pas eu non plus de successeures. Les études de la femme ont en fait disparu!... Il s'agit désormais de tout autre chose....

Le fil conducteur de la vie de Maïr Verthuy réintroduit une certaine vision du déroulement de l'histoire et de la filiation... dont le contrepoint est la parole de la sauvage multiconnectée à l'ensemble de la matière et au cosmos tout entier....


Jeanne Hyvrard, écrivaine


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AUTOUR DE MAÏR a su capter et retenir l'essentiel d'un parcours de vie, toujours unique. En touches légères et poétiques, Hejer Charf nous y invite dès les premières images: Maïr Verthuy, sa passion de l'enseignement, ses rencontres déterminantes, faites d'engagement intellectuel et d'amitiés absolues, son regard un peu moqueur, mais pudique aussi, sur elle-même, ses réalisations, ses chagrins, l'amour inconditionnel de sa famille...

Et puis ce moment fort: l'évocation incontournable d'Assia Djebar, absente-présente autour de son amie, et déjà un hommage à l'écrivaine disparue peu de temps après la sortie du film.


Saliha Béroual, professeure