la mélomane voilée

(the vieled music lover)

 
 

English version will follow

« Je sacrifie mon âme aux belles Arabes distantes
Comme elles se jouent de moi qui embrasse leurs demeures 
Si tu t'égares derrière elles,
l'effluve qu'elles exhalent t'indique le chemin »
Ibn Arabi poète arabe mystique (1165-1240)

« Une musulmane voilée, couchée au sol, écoute à n’en plus finir la chanson « I’m a fool to want you » de Billie Holiday.
Dans notre époque indélicate, la résistance aux sens est une gloire à Dieu et le corps de «La mélomane» hésite entre la sensualité et la retenue.
Mais l’état amoureux échappe aux dogmes et la lascivité et le désir s’emparent de tout individu ô quand bien même contrôlé.
Mon intention n’était pas de faire un film provocateur ou flatteur. Mais un film libre où la religion n’est pas en opposition avec la douceur de l’intimité. Aujourd’hui plus que jamais, il faut orienter l’Islam vers la recherche du plaisir et de la jouissance. Rouvrir les portes des jardins parfumés chantés par les grands poètes arabes et musulmans.
Aux trouble-fête d’Allah je citerai ce qu’écrivait au XVe siècle le Cheikh égyptien Al-Soyouti « Louange à Dieu qui nous fit don du plaisir de mordiller et de sucer les lèvres, de poser poitrine contre poitrine, cuisse contre cuisse, et de déposer nos bourses au seuil de la porte de la clémence. »
Le prophète Mohamed a dit lui-même que, de ce monde, il a aimé les femmes, les parfums et la prière. »

Hejer Charf, À propos de la mélomane


*********

« I sacrifice my soul to the beautiful distant Arab women
Since they play with me who kisses their homes
If you go astray behind them,
the fragrance they exhale will show you the way.”
Ibn Arabi, mystical Arabic poet (1165-1240) 


« A veiled Muslim women, lying on the floor, listening over and over to the song « I’m a fool to want you » by Billie Holliday. In our tactless age, the resistance to one’s senses is a glory to God and the body of « the music lover » hesitates between sensuality and self-control.
But the state of love escapes all dogmas. Lust and desire takes over every individual no matter how controlled.
My intention was to make neither a provocative nor a flattering film. But a free and open film where religion isn’t in opposition to the softness of intimacy. Today more than ever, we must orient Islam toward the search for pleasure and satisfaction. Reopen the gates to the perfumed gardens that were celebrated by the greatest Arab and Muslim poets. To those spoilsports of Allah’s spirit, I would cite what the Egyptian Sheik Al-Soyouti wrote in the XVth century: « Praise be God who gave us the pleasure to nibble and to deposit our purse at the door to clemency ». The Prophet Mohamed said himself that of this world he liked women, perfumes and prayer. » 

Hejer Charf, About the music lover